Rivages et tombants

 

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Fleurs d'alpages

le dimanche 29 août 2010, à 19:25. Posté par Dago


Fleurs d'alpage

D'aucuns vous diront que la rose
l'emporte sur toute autre fleur,
que la tulipe est grandiose,
et le lys chante la candeur.

L'orchidée rare qu'on expose,
butin d'un lointain voyageur,
est, pour certains, l'apothéose
de la forme et de la couleur.

Mais moi, sans jeter l'anathème
sur l'arum ou le chrysanthème,
j'aime mieux la simplicité

Et je vous le dis sans ambages,
je préfère la liberté
des fleurettes de nos alpages.

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commentaires ( 16 ) (Ajouter un commentaire)
Imparfait le dimanche 29 août 2010, à 19:31
bonjour Dago,
trés joli poème sur nos plus belles fleurs, mais je suis bien d'accord avec vous, les plus belles sont celles que l'on trouve aux détours de nos balades dans les champs, les fossés et en montagne.
merci de nous rappeler le langage des fleurs.
amicalement
Imparfait

Loïc le dimanche 29 août 2010, à 19:52
Poème simple et direct (l'efficacité de l'octosyllabe !), dont la morale est applicable à bien des choses.
Amitiés

beatrice le dimanche 29 août 2010, à 20:53
en direct de nos chemins et de nos fossés, en accord de simplicité avec les fleurs sauvages que l'on rapporte de nos ballades ... j'aime !

Loïc le dimanche 29 août 2010, à 20:53
Note : "Je vous LE dis"

dagolaborel le dimanche 29 août 2010, à 21:25
----merci Loïc c'est réparé !
http://www.mespoemes.net/dagolaborel

Swany le dimanche 29 août 2010, à 22:07
Tout beau, tout frais

mymie le dimanche 29 août 2010, à 22:24
eh bientôt, la saison des colchiques ! merci pour ce joli bouquet

alto le lundi 30 août 2010, à 10:16
----j'ajoute la fleur ! qui ne manque pas !En attendant la...proche colchique...Salut !
http://www.mespoemes.net/alto

José le lundi 30 août 2010, à 13:31
Les fleurs sont une merveille de la Nature, papillons et abeilles ne s'y trompent pas!

worrell02 le lundi 30 août 2010, à 14:20
La plus belle de toutes les fleurs est la fleur de la liberté.
[Jean Fischart]

http://www.mespoemes.net/worrell02

Essème le mardi 31 août 2010, à 16:42
Bravo bravo!!
Rondel

Arums tulipes et roses
Se savent bien peu de chose
Haute couture en l’urbain
Hors des parcs et des jardins

Ils ne mettent pas en cause
Ce que tu nous dis si bien
Aarums tulipes et roses
Se savent bien peu de chose


Les fleurettes des chemins
Sont toutes des virtuoses
Gloire du tapis alpin
Qui les traite en virtuose
Arums tulipes et roses
Se savent bien peu de chose
Essème

dagolaborel le mardi 31 août 2010, à 17:06
----pour Esseme (sM ?) bien joli ton rondel ! merci !
http://www.mespoemes.net/dagolaborel

ollaga le samedi 02 octobre 2010, à 03:28
deso y'a pas mal de faute de frappe mais il y a longtemps que je m'avais pas fait ces manip, Une fois que tu aurras lu ces deux textes , il ne faut pas que tu encombre ton site avec un si long message , alors effaces-le si tu veux.
Aller Salut

ollaga le mercredi 06 octobre 2010, à 18:53

Murmure Végétal

«Ô blanc chasseur, qui cours sans bas
À travers le Pâtis Panique
Ne peux-tu pas, ne dois- tu pas
Connaître un peu ta botanique ? » A Rimbaud

I)

Quand un rêve apparaît la nuit
En chevelure de fougère
Est-ce là ma belle de nuit ?
Offrant effluves viagères

Ma belle en rêve elle est bien là
A fleur de peau où elle affirme
Son visage doux comme un lilas
Dégageant comme un souffle intime

Douce tulipe au bel accent
Pointus de la tige des roses
A prit d’assaut mes sentiments
Et mes larmes de joie l’arrosent

Silhouette de justicia
Laissant les entadas hagarde
Alors que dix milles acacias
S’exhalent au cotés des monardes

Les giroselles et girasols
Toutes les fleurs m’ont parlés d’elle
Gloriosas parsèment le sol
Pour accueillir son pas tout frêle

Chaussait de sabot de vénus
Surplombait de tendres glycines
Je lui présente deux lotus
Accompagné de capucines

Chantaient les jasmins les tiarés
Dans la symphonie végétale
Charmé je lui ai déclaré
Ma flamme en forme digitale

Par le biais d’un bouquet d’œillets
Emmêlé d’alysses odorantes
Plus besoin de s’égosiller
Pour dire un peu de l’agapanthe

J’ai dévoilé ma gardénia
Agrémentait de marguerites
Pour répondre à la vascaria
M’invitant de son œil tacite

Aux lumières des gerberas
Je la câline de liatrides
Qu’elle s’incline dans mes bras
Où patiente alchimène humide

La plus belle lune des ciels
Je l’interroge ô ma lunaire
Comment fais-tu pour être si belle ?
« La rosée me vient de l’éther »

Je lui ai donné un daphné
Et en ai fais ma cupidone
Et depuis touts les jours mon nez
Au grès des odeurs s’abandonne.

Avril2001




Murmure Végétal

«Toi, fais jouer dans nos torpeurs,
Par les parfums, les hystéries ;
Exalte-nous vers des candeurs
Plus candides que les Maries. » A Rimbaud

II)


J’étais bien douillet bien tranquille
Juste une rose bleu de nuit
Je rêvais là d’une jonquille
Qui viendrait troubler mon ennui

Je dors dans un jardin fleuri
Où la lumière est différente
Une amarante célosie
Annonce la muse des plantes

Sur une seconde cruciale
Une jolie reine des prés
Coiffée de couronne impériale
Vient pour amplifier ses attraits

Sous sa toison d’hamamélis
Les deux fuchsias qui harmonisent
Le sort de ces yeux change en lys
Les cailloux qui la solennisent

Elle avançait sur un cortège
Coloré de coréopsis
De nivéole et perce-neige
Et de crinole en catharsis

A la lisière d’un pommier
En fleur elle a fait une escale
Le liseron et l’ipomée
Lui tendent une main amicale

Je lui ai demandé l’aumône
Pour qu’elle me lave à vive-eau-
De-vie d’arum et puis d’arôme
De vanille et suc de pavot

Puis simplement d’un souffle elle a
Répandu un champ de nigelle
Et du lilas ici et là
Lâchant l’insolente étincelle

Sa poitrine spectaculaire
Du rose de ce cerisier
Vernal aussi vernaculaire
M’a figé là tout extasié

Partout où son pied s’est posé
Un pied d’hysope éclot et pousse
Et chacun d’eux fait exploser
L’harmonie en musiques douces

Et puis l’iris de sa radiance
Excite l’excellant ixia
Dont l’ambiance amène à la danse
Blanche orobanche et magnolia

Et quand la ronde s’interrompt
Les nymphéas nous confectionnent
Un nid soyeux où nous pourrons
Voir strelitzia qui papillonne

L’osmose en cosmos qui exhale
La suave odeur à inhaler
Posé sur un lit de pétales
On s’est enfin laisser aller

Aux doux jeux de la clitorie
Et l’hibiscus qui se bousculent
Après ce moment favori
On se repose aux renoncules

Je demande à cette immortelle
De bien vouloir prendre ma main
De me mettre sous sa tutelle
Ainsi de soir en lendemain

Le datura tout retourné
Me dit d’une voix tropicale
« Tu auras droit pour ta journée
A une seule hémérocalle »

J’ai protégé cette précieuse
D’Hélios et de ses chevaux d’or
Il en naquit la tubéreuse
Qui m’accompagne quand je dors

Depuis je m’habille en crocus
Et vais au quatre vents verveines
Mont Hélicon ou de Vénus
Tout les chemins conduisent au même.

Septembre 2010

dagolaborel le mercredi 06 octobre 2010, à 22:44
----oui, ollaga c'est ainsi que je les préfère : mets les donc sur un site de ton choix, ils en valent la peine
http://www.mespoemes.net/dagolaborel

cknyxvpwvrj le mercredi 20 novembre 2013, à 10:59
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