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HASARD, HASARD, QUAND TU NOUS TIENS …
Un bienheureux hasard, une erreur de clavier,
Sur un nid de Poètes un jour m'a fait échouer.
Je bénis le hasard, remercie mon clavier,
Pour avoir découvert ce qu'en vain je cherchais.
C'est un havre de paix, un lieu privilégié,
Un endroit où je viens souvent me réfugier,
Un vrai cocon douillet où je peux exprimer
Mes tabous, mes secrets, le fond de mes pensées.
Dans ce paradis vert, aux couleurs du printemps,
Où rien n'est éphémère, où l'on vit au présent,
Poètes confirmés, ou modestes apprentis,
Conjuguent poésie et rimes à l'infini.
Lequel est le plus fort : le plaisir de lire
Ces mots que vous chantez, ou bien celui d'écrire ?
Je ne saurais trancher, ni même approfondir,
Lecture et écriture m'ont aidée à grandir.
N'allez pas croire pourtant que sous ce ciel clément
Les orages parfois n'essaiment leurs tourments,
Ici comme là bas, les bons et les méchants
S'amalgament au hasard des saisons et des ans,
Mais c'était sans compter sur le gardien des lieux,
Sur son œil avisé de pâtre aventureux,
Pour remettre en chemin les brebis égarées,
Et forcer le destin à grandes enjambées.
Au fil des pages blanches qu'on macule avec soin,
Je vous retrouverai, sans parent, sans témoin,
Gens de la poésie, mêlons nos baragouins,
Pour mieux illuminer des Poètes, le coin.
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