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Ecoute le double de ce que tu parles.
Combien, il est sage de suivre
Toujours la voie de la raison
Et de sentir que dans la tête
Se trouve une forte cloison
Faite de peur qui évite
Au langage la hâte funeste.
Combien, il est sage de parler
À soi-même avant d’articuler
Un seul mot avec les autres
Pour saisir, que tous les êtres
Jugent à l’abri de la lumière
En fermant leurs paupières.
Combien, il est sage d’éviter
De dissiper tes pensées
Dans les dédales de l’absurdité
Avec les mots en quantité
Tu ornes tes ragots insensés
Pour trouver ta notoriété.
Comprends, que la vanité
Donne à l’esprit la facilité
De trouver les mots drôles
Et dire en beaucoup de paroles
Peu de choses sensées
Qui expliquent tes pensées.
Dad Allaoua
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