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Me voici égaré dans un vaste désert
Me voici égaré dans un vaste désert !
Moi, qui croyais résister à cet enfer,
Qui écourte le jour, prolonge la nuit
Et me laisse oublier ce que je suis.
Dans la solitude funeste et insensée
Je vois se tracer les profils d’un visage
Sur l’ombre de mes soupirs condensés
Dans le nuage sur lequel je surnage.
Pauvre cœur ! Entre les griffes d’un étau
Funèbre tu restes subir les épreuves
D’un miracle te plaçant sur un radeau
Longeant un fleuve au milieu d’une selve.
Tu trémousses, ou tu bats très fort
L’éclat de l’aurore démunie ta folie
Et donne joliment l’élégance à ton confort
Pour enterrer à jamais la mélancolie
Dad Allaoua
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