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Je te sais de mon ciel, et ma peur est soudaine
D'en subir par instant les éclairs et le vent,
Ignorant de nos jours la dérive malsaine
Que l'on suit à l'insu des promesses d'antan.
Sans un geste divin pour être de ta glaise,
Est-ce d'une magie ou de quelque sorcier
Qu'il nous serait donné, pour que je ne te lèse,
Le secret d'un hymen que l'on ne peut dévier?
Demeure-t-il au cœur un seul rêve viable,
Non dans ce qu'il dirait d'un idéal dessein
Mais pour la raison pure qu'il resterait capable
De tracer, sans détours, notre nouveau chemin?
Je te sais à jamais, pour moi, d'éternité,
Et n'aurais nul besoin de vivre en paradis
Ou d'être en purgatoire de l'éden espéré
Si l'enfer se parait d'ici à l'infini
Des images attendries d'un amour accompli.
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