poémes sucrés salés

 

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la dame de la bibliothèque

le mercredi 22 septembre 2010, à 11:51. Posté par franck


    Il y a bien des voyages
    Dans les creux et rayonnages
    Dans l’ombre d’une bibliothèque
    Sans le sou , sans un Kopek.

    On y croise toute une humanité
    Funambule et isolée .
    Les lieux sont bien paisibles
    Avec des locataires risibles .

    Vieilles dames pour le quatre-sous ,
    Vieux beaux dégarnis et décatis,
    Cherchant les partenaires de rami .
    Jeunes chevelus aux yeux doux .

    Il y a les gamines en messes basses
    Elles semblent pas y croire des masse
    L’autre , le jeune studieux ,
    Au regard vide , déjà vieux..

    Certains déambulent doucement ,
    D’autres se pressent fortement .
    Chacun y va de son air concentré
    A le recherche de livres égarés .

    Pourtant le plaisir est ailleurs
    Au delà des rayons de la sueur .
    Il y a tant à lire avec les doigts
    Sentir les encres et le bois .

    Je m’autorise à vous dire
    Qu’il faut surtout en rire
    Rien n’est plus beau que le voyage
    Parmi les rayons de ce mirage .

    Parfois je me cogne à une belle inconnue
    Qui emporte un ouvrage de nues .
    Elle porte toujours une robe à fleurs .
    Elle laisse le parfum du bonheur .

    Elle disparaît toujours le soir
    L’autre jour , elle m’a dit bonsoir
    J’étais à la recherche de l’œuvre au noir
    Je suis reparti avec DE BEAUVOIR .

    Depuis je hante les lieux
    Je traverse la foule des yeux
    Avec mes piles de romans d’espoirs
    Sur qu’elle va me remarquer dans son miroir.


    C’est un voyage bien ordinaire
    Le long de ces allées débonnaires
    Au creux du monde et de mes songes
    Pour des yeux bleus qui songent .

    Hier , j’en ai parlé de l’ inconnue
    A un gamin lui aussi perdu
    Dans ses voyages extraordinaires
    Comme un géant de Gulliver .

    Il m’a dit que l’inconnue
    C’est un esprit de ces lieux
    Qui frappent et tuent les audacieux .
    Il m’a dit que lui aussi l’a vu…

    Il m’a dit de fuir cet envoûtement
    Que je ne serais jamais amant
    De cette image des rayonnages
    D’une ombre et d’un mirage .

    Depuis , je lis le désespoir
    Uniquement des romans noirs …
    Et puis hier elle m’a embrassé
    Et mon cœur c’est arrêté .


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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
worrell02 le mercredi 22 septembre 2010, à 13:57
Un bien bel ouvrage que cet écrit!
Amicalement. Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

yaya40 le jeudi 23 septembre 2010, à 09:09
Lieu de rencontres en tous genres...livresques et réelles...
c'est bien cela qui fait le charme des bibliothèques.
Amitiés

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