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Un beau jour ou l’autre il faut batailler.
J’ai toujours cru au lointain, au bonheur.
Il me faut réunir toute mon armée.
Le chemin qui s’arrête est une horreur.
Je n’ai pas vu la guerre, j’ai trop baillé.
J’aime danser et commettre des erreurs.
Les heures à vivre ne sont qu’une poignée.
J’accompagne les autres, quel malheur.
On me pousse et je crois que c’est trop tôt.
Avant, j’étais peut-être trop pressé.
J’ai lutté, j’ai nargué tout ce boulot.
J’emporte avec moi tous les délaissés.
En résistant j’ai connu les abus.
Il est l’heure mais je veux encore rester.
Quand j’étais fort, je touchais les filles nues.
J »ai dans ma tête le gout de tout casser.
L’hiver me tue de sa neige trop froide.
Bientôt le savoir me submergera.
Je pense encore à toi ma femme étroite.
Fini la peur, maintenant on y va.
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