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Mercredi/22/09/2010 16H52 /Niamey
Pourquoi ai-je commencé, Pourquoi lui ai-je donné cet espoir ?
Je l’ai construit jusqu’au rives de ses rêves et je l’ai quitté,
Je me souviens du début, Quand ses principes étaient mes pires ennemis ;
Elle était stricte et ne voulait qu’aucun homme touche à son corps,
Elle ne voulait même pas qu’il ait une distance d’un mettre entre nous.
J’avançais du jour au lendemain,
Comme un soldat américain sur le sol irakien ;
J’avançais stratégiquement en désamorçant ses peurs et déterrant ses principes,
Remplaçant ses idées par les miennes ;
Lui apprenant les cours de morale,
La conseillant sur les faces et les astuces des hommes ;
Dévoilant nos faces cachées.
Comme une pluie durant sa saison,
Je tombais partout sur ses chemins ;
Sur ses voies, dans ses yeux et dans ses oreilles,
Elle ne cesse toujours d’entendre ma voix, elle parlait de même que moi ;
Parmi ses amies ou se trouvant seule,
Elle ne pensait qu’à mes doux mots qu’elle pensait être hors pair ;
Elle voyait mon visage sur le miroir à la place du sien,
Quand je lui parlais d’un autre homme en blaguant ;
Elle me répondait en pleurant.
Je recevais ses coups d’appelles chaque heure,
Elle prenait les jours de solitude comme ses pires ennemis ;
Elle changea ses fréquentations car me disait-elle :
« Tu es mon unique homme, mon unique ami, que deviendrai-je sans toi ? »
Tout était sur les roues, les roses tombaient et la rosée était fraîche et douce,
Le destin menait cet amour vers sa fin ;
Je ne sais plus à quoi ressemblaient les jours,
Je mourais chaque fois que j’y pense, je mourais de chagrin.
Un beau matin, j’ai trouvé d’autres raisons,
D’autres façons, d’autres goûts, d’autres amants ;
Je l’ai laissé loin de la où je l’ai trouvé,
Sans penser à ce qu’elle pouvait sentir ;
Toutes ses joies qu’elle a connues, soudainement folle,
Aux yeux de ses amies qu’elle a quitté pour moi ;
Traîtresse aux yeux de ceux qui l’aimaient,
Ceux qui ont voulu faire d’elle le contraire de ce qu’elle est aujourd’hui.
Finalement un soir je l’ai croisé sur le pavé,
Elle s’approchait de moi en souriant ;
Mon cœur battait à exploser,
Car je ne le méritais pas je le savais ;
Elle me disait doucement : « merci beaucoup pour tes efforts positifs, ils remportent malgré mes larmes sur ce que tu penses m’avoir fait de mal, pardonnes moi pour t’avoir entraîné dans ce jeu, je l’ai aussi voulu, il n’y a ni victime ni coupable, permes moi d’appliquer ce que tu m’as appris, ferme tes yeux et mets tes mains en arrière » ; elle s’approcha et m’embrassa en pleine rue sans qu’on ne se rende compte d’une foule qui suivait ce film qui est pour nous une triste réalité ; elle s’en alla en souriant et c’était la dernière vue d’elle qui reste gravée dans ma mémoire.
Les adieux sont durs mais faites les en souriant sans parler de victime ou de coupable.
PAR SALIF TCHIANY
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