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Anniversaire

le dimanche 26 septembre 2010, à 21:10. Posté par Pierre


    « Je n'ai pas oublié : cela fait quarante ans
    Que l'on s'est rencontrés ; tu sais, tu peux me croire,
    Je garde chaque jour au fond de ma mémoire,
    Rien ne s'est effacé malgré l'œuvre du temps.

    Ta fraîcheur, ton sourire et nos plus doux instants,
    Je les relis sans cesse aux pages du grimoire
    Sur lequel nos deux cœurs ont écrit notre histoire,
    Des faits les plus mineurs jusqu'aux plus importants.

    Et si, sur ce bouquet, tu vois couler des larmes,
    Je ne veux surtout pas que pour moi tu t'alarmes,
    C'est d'être trop heureux que je verse des pleurs ».

    Le vieil homme est assis sur le bord de la pierre,
    Doucement sur la lame, il dépose les fleurs,
    Et puis, le dos courbé, quitte le cimetière.

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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
douceur le dimanche 26 septembre 2010, à 23:20
tres touchée par ce poème
merci

alto le lundi 27 septembre 2010, à 10:12
----Excellent !("on" s'est rencontré(s)je doute
pour (s) avec "on"...) salut !
http://www.mespoemes.net/alto

Nemo le lundi 27 septembre 2010, à 11:21
Bonjour Alto, je sais qu'autrefois "on" n'était pas recommandé dans le langage écrit. Pourtant les plus grands auteurs l'ont utilisé. Voilà ce que l'Académie en pense :
"on" peut être indéfini ou personnel.
Quand "on" a la valeur d'un pronom personnel, les accords peuvent se faire au masculin ou au féminin et au singulier ou au pluriel selon le genre et le nombre des personnes désignées par "on".
Ainsi, deux femmes pourront dire : On s'est rencontrées au marché.
C'est ce qu'on appelle un accord par syllepse : « On appelle accord par syllepse le fait qu'un mot s'accorde, non avec le terme auquel il se rapporte, mais d'après un autre terme que le sens éveille dans la pensée. La plupart sont attentifs». (M. Grevisse et A. Goosse, Nouvelle grammaire française, 3e édition, Duculot, 1995).
Merci pour ta lecture toujours aussi attentive. Elle nous oblige à nous dépasser car l'oeil du maître...

amapoesia le lundi 27 septembre 2010, à 19:10
---- quelle émotion !
tout le poème est empreint de douceur et d'amour. tout le long, je me suis dit : qu'est ce que j'aimerais inspirer ça à mon mari, dans ... trente ans.
puis vient ce dernier vers, qui surprend, qui glace un peu, mais qui n'enlève rien (au contraire) à la beauté de cet amour. vraiment magnifique.
http://www.mespoemes.net/silice

nemo le jeudi 30 septembre 2010, à 10:53
@cellox : désolé, mais une erreur de manipulation a fait disparaître ton commentaire et c'est irréversible.

José le jeudi 07 octobre 2010, à 19:49
Une belle qualité d'écriture au service d'une vraie émotion.

Réjane le jeudi 07 octobre 2010, à 22:30
Comment oublier ? Tristesse et souvenir vont de pair dans ce sonnet aux couleurs nostalgiques. Une émotion palpable.

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