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L’âme nage dans le corps
Les hommes circulent ensemble avec différents objectifs
L’oiseau se réfugiait sur une branche sèche après la pluie
Le vent de l’horizon humide et frais lui traversait le plumage
Son instinct voyageur lui chantait la paix d’esprit
Il étalait doucement son aile gauche puis droite
Etire ses pattes et jette un coup d’œil dans l’horizon
Il s’envola dans l’horizon où il rencontra une femelle
Puis vinrent les autres oiseaux de toutes les couleurs
Puis la vie commença dans le confort et la joie
De la hauteur, il cibla un nid semblable au sien
Doucement il s’approcha et trouva un œuf
Il continua sa route et vit sur un autre baobab et trouva des petits qui attendent leur mère
Fatigué du vol, il se désaltéra au bord d’un marigot juste à quelques centimètres, il picora quelques grains puis vit un tas posé sur une pierre entourée d’une ficelle.
Il lança une mélodie de bonne foie et chuchota
« Les hommes nous offrent des graines fraîches, pas par terre mais sur une pierre, des graines entourées d’une ficelle pas sur un épis,
L’homme ne veut que celui qui a faim.
C’est pourquoi il abat tôt les plantes qui nous nourrissent,
Tôt, il brûle les graines gratuites, la monnaie qui nous achètera ces graines est très chère
L’homme est malin, il exploite les autres sans pitié
Je prendrai ces graines pour savoir ce qu’il veut »
Puis le pauvre s’approcha de la pierre, sauta et commença à manger
Il avala la première graine, la deuxième fut arrêtée par la ficelle sur sa gorge,
Et il fut soulevé en air, se battant fort pour retrouver sa liberté, essayant de chanter pour chercher de l’aide mais en vain.
De la surface de l’horizon ses frères le voyaient souffrir dans l’œuvre de l’homme,
Ils s’assemblèrent tous à quelques centimètres de leur pauvre frère, qui agonisait devant eux.
Les uns larmoyaient tandis que les autres se posaient multiples questions,
Ses enfants, sa femme et ses parents étaient présents ;
Un homme sorti joyeux d’un buisson en passant, c’était un autre voyageur, il constata le deuil et s’approcha, sans un mot il le libera et continua son chemin ;
Un autre apparut tenant son fusil en tenu de sport, souleva sa ficelle d’un air plein de haine, puis tourna la tête et intercepta le passant en courant :
« Hé ! Je sais que tu as pris ma proie, rends moi mon oiseau et je t’épargnerai. »
« Sinon ! As-tu faim ou c’est par plaisir que tu chasses ? » Demanda le passant,
« Par plaisir, juste pour me distraire, c’est le week-end, tu l’ignores parce que tu es un campagnard »
Il se sentit humilier et ne trouva aucune excuse mais de le tuer et ce fut fait,
Un parmi les oiseaux qui observaient disait aux autres :
« Vous voyez, les hommes trouvent leur plaisir dans le malheur des autres, en frustrant leur liberté ».
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