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écrit le 2/12/2008
5H08 mn le matin
Il marchait seul sur une route déserte
Marchant d’un pas lent, il oubliait de faire le galant ;
Sur son visage la fatigue se cachait,
Je ne le connaissais pas, mais je l’appréciais pour ce qu’il faisait,
Il se libérait en soliloquant sans effet, il parlait en maîtrisant ses pas.
Un homme âgé de la soixantaine, il avait l’air d’un haut cadre car j’étais dans leur quartier,
Sur sa tête brillait une chevelure blanche, sa peau était froissée comme un vieux melon déshydraté dans un réfrigérateur, ses yeux qui se cachaient dans leurs loges reflétant un feu presque éteint.
Je le suivais sur ma bicyclette, sans lui parler, sans le déranger, j’étais de l’autre coté du goudron, pour ne pas lui faire peur ou douter de mon identité,
On entendait l’appel de la prière de l’aube de toutes les mosquées proches.
Son habillement était d’une énorme cherté, cet homme ne connaissait pas la souffrance,
Malgré qu’il se dégourdissait en parlant seul, si c’était un vieux pauvre dans son haillon
On allait dire que c’était un fou.
Mais les personnes riches ne sont jamais appelées folles malgré leurs comportements pleins de deuil et leurs souffrances inexprimées,
On dit que Mr est fatigué.
D’une résistance enjolivée à une correcte folie,
Un choix qu’il a fait pour se libérer, sûrement que ses enfants aux comportements des blancs africains étaient sous la climatisation.
Ne sachant pas que leur père se défoulait chaque matin comme un fou,
Ils ne le connaissaient que dans ses costumes comme l’unique homme sur terre.
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