L'île bleue

 

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Fleur de sel (extrait du recueil Ré clame)

le samedi 04 décembre 2004, à 11:10. Posté par Anita l'île bleue (auteur : poème de Marc Blayot )


    Aquarelle :île de Ré

    d'Anita


    Fleur de sel

    Sur l’île, on écroue les amants pour des idées,

    Les émotions des étreintes clament leur vérité.

    La route devient longue par les chemins de l’espoir.

    La tendresse des mots chasse l’épouvantail noir.



    Les délaissés de l’amour vivent les armes aux yeux,

    Les larmes à l’épaule, ils maudissent les cieux.

    Les papillons rieurs ne butinent plus la rose,

    La fleurette demeure le symbole simple d’une osmose.



    Les roses trémières volubiles conversent avec moi,

    Les bourgeons rouges me confient leurs pétales de soie.

    Leurs confidences interprètent les non-dits des fleurs…

    C’est un laisser passer au jardin du bonheur.



    La mémoire de la fleur se souvient de tendresses,

    Sa ferveur pure m’annonce des lendemains en liesse.

    Les frêles étamines de la passion vraie bourgeonnent,

    Les quatrains authentiques de l’amitié résonnent.



    La boutade câline fusionne avec l’alizé,

    Les amures d’estime scellent une profonde amitié.

    La complainte du myocarde fraye avec Eole,

    Son haleine tiède habille joliment les corolles.



    Existe-t-il un ciel agrémenté de roses ?

    Un jardin du cœur fuyant l’avenir morose.

    Les perles de rosée les troquent en larmes de pluie,

    Elles érigent des songes vers de nouveaux paradis.



    Les tendres épris n’iront plus s’aimer à Cayenne,

    Ils partiront de la citadelle pleine de haine.

    L’arc en ciel d'estime illumine le ciel de Ré,

    Les déshérités du cœur seront amputés.



    Le phare de la baleine dirige les pauvres amants,

    Le bois de Trousse chemise leur donne un nouveau sang.

    Dans la grotte des secrets, je veux être la majesté,

    La fleur de sel essuie les foudres d’un ange blessé.



    La fine saveur ardente des câlins nous enivre,

    La brûlure suprême des écorces nous fait survivre.

    L’océan se retire… La tendresse demeure.

    Le vertige du sentiment chavire et se meurt.

    Marc : 16/6/2004








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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Panopa le samedi 04 décembre 2004, à 11:29
très beau poème, j'aime bcp, merci à toi Anita de nous faire partager :-) bises

Anita le samedi 04 décembre 2004, à 18:13
merci pour mon ami Marc Panopa biz

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