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On croque l’instant, ce bout d’éternité.
Il prend sa saveur à la volupté.
Il laisse dans la bouche un goût mi amer,
Escorté des senteurs de l’éphémère.
La vie se mange, ce plat chaud ou bien froid.
Toujours il confond le palais des rois.
En y ajoutant ces épices rares,
On trouve le sourire d’un profond regard.
Il faut humour, tendresse et amitié,
Ingrédients aux pouvoirs insoupçonnés,
Pour transformer le pain en bon gâteau.
Verser le raisin digne des grands châteaux.
Le grand cuisinier là-haut le sait bien.
L’amour nous réchauffe et nous fait du bien.
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