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Sur les gibets de MONTFAUCON
S’étalent les cris de Francois VILLON
C’était pas un homme honnête :
Voleur et pourtant poète .
Sur les gibets de MONTFAUCON
Bien des êtres pleurent sans le son .
Ils s’arrachent la peau avec leurs griffes
Pendant que les loups s’empiffrent .
Combien de VILLON sont morts
Au fond de cachots et des forts ?
Et même dans d’obscurs officines
Dans le palais des fous de médecine !
Amis du monde soyez prudents
Ils guettent toujours les méchants .
Les rabats joies , les censeurs ,
Ceux qui pensent bien à l’heure .
Ils sont prompts à brocarder
Les chemins à traverser .
Ils tuent sans cesse les gentils
Les rêveurs qui restent au lit .
Le monde appartient à cette engeance
Qui ne pense qu ‘aux échéances .
Comptables : Soyez maudits !
Je crache sur vos triste appétits .
Le sans -le-sou ,il traîne
Des parfums , des graines ,
Qui poussent alors le long des rues
Des mots de vies jamais perdus .
Des mots , des balles bondissantes
Pleines de couleurs resplendissantes ,
Pour les petits enfants
Qui s’amusent innocents .
J’ai le feu de cette envie
De vous dire , poètes , soyez maudits
Avec l’albatros sur le bateau
Ivres de mots avec RIMBAUD.
J’ai écouté tous les enfants
Qui sont des poèmes bienfaisants .
Chacun portent des mots
Prêts à éclorent toujours beaux .
Mais nos édiles et professeurs
S’acharnent à dire l’heure .
Qu’un métier c’est sérieux
Ils naissent déjà vieux .
Sur les gibets de MONTFAUCON
Les corps sans vie et sans raison
Des poèmes et des chansons
Seront écrasés sans façon .
Et les corbeaux seront repus
Des yeux et langues des reclus .
En souvenir des neiges d’avant :
Soyez maudits et flamboyant !
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