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LES CINQ ZAMIS
Je les connais si bien, mais ils semblent si loin
Ces amis trahisons, illusions d’amitié
Ceux qui en d’autres temps avaient su me faire croire
Que virtuel et réel pouvaient se conjuguer
Triste désillusion, peinturlurée de noir,
Je vous connaissais bien, mais vous êtes si loin.
Je vous connais si peu mais me semblez si proches
Emotions partagées derrière le paravent
De l’écran anonyme, gardien des confidences,
Qui autorise au moins du cœur tous les élans,
Sans se soucier de ce que tous les autres pensent
Je vous connais si peu mais me semblez si proches.
Ces cinq vrais amis là n’ont pas besoin de moi
Pour savoir que l’oubli ne fera pas partie
De leur vocabulaire, quel que soit leur parcours.
Qu’importent les chemins imposés par la vie,
Ils sauront sans tricher garder en eux toujours
Cette force tranquille que chacun porte en soi.
Peut-être aurai-je un jour la chance de vous connaître,
Ou bien peut-être pas, qui peut en préjuger ?
Logiques sont tes raisons, et justifiées tes craintes,
Une voix, un visage, pourraient ils tout gâcher ?
Peu importe aujourd’hui, le temps ne peut pas vaincre
Ce que sans le savoir hier il a fait naître.
Fais confiance à la vie, tu dois croire en demain,
C’est toujours difficile de sortir de l’enfance,
D’ouvrir le cœur et l’âme aux nobles sentiments,
Toi tu as su le faire, avec tant de prestance,
Tes amis sont précieux, comme l’est ce moment,
Vous vous retrouverez, ça c’est sûr et certain.
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