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Ardent désir de Nuit.
.....Ardent désir de Nuit qu'une soyeuse
Mort apaiserait....
Les feux et la coercition du Jour
accablent qui séparent le corps
d'avec lui-même, fatigue, chute,
pesanteur, ligature, d'avec lui-même
et les Lointains tant désirés dans
l'impatience des Limites....
Conscience, Ô Déchirure entre l'Ouvert
et le Scellé, entre mythe et raison,
entre Soi et Soi-même, entre Soi et le
Nombre, Songes et Vérité, entre Homme
et Femme, entre le Socle et l'Exil!
Ô rejoindre la grande Nuit aimante,
toute honte lavée, souffrances,
offenses rédimées, ni posé ni disposé
ni exposé mais retrempé à l'eau d'une
fontaine de Néant!
Je rêve d'une Terre sans mal, un pays
de tendres chimères, de vignes mauves,
de raisins opulents et suaves:ce serait,
dans l'été finissant, un soir parfait,
une fête alanguie de sommeil et d'enfance,
une ivresse de lune parmi les danses et
les chants, des révérences énigmatiques......
Alors, je descendrais les marches souterraines
et sans me retourner, je rejoindrais, très bas,
parmi l'herbe et les feuilles, mon Eurydice,
sans paroles et sans cri mais en un geste lent
d'acquiescement et de ferveur, la grande Nuit,
les Origines.....
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