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Bureau de vote Inyadou
Village d’Aguié à Maradi
4H07 20/10/2009
Au village, la fraîcheur à l’aube
S’abat accompagnée du son de Bob provenant de mon téléphone
A cette heure, le calme et la mélodie brisent l’horizon
Comme une tragédie mélangée au son des pilons
Le son de ces graines qui plongent dans ces mortiers
Ces femmes aux programmes surchargés
Secouant leurs hanches aux rythmes âgés
Femmes aux courages incomparables
Satisfaites à moitié ayant des cœurs affables
Et j’entends à l’aube
Ces anges qui font tomber le ciel
Avec leurs actes et les travaux de routine
Créées pour tout faire
Mettre au monde, allaiter, travailler et satisfaire
L’aube se brise
Les sons s’accélèrent, se multiplient et se stabilisent
Femmes à l’aube
Femmes aux courages incomparables
Soulageant les hommes et réconfortant les enfants
Se contentant de peu de nourriture pour travailler la journée entière
Les enfants qui exigent l’impossible et les maris qui demandent toujours plus
Femmes patientes, femmes rurales
Toujours lassées, revenant fatiguées les soirs
Travaillant sans penser au salaire, la joie ou le pourboire
Mais toujours sur la voie qui mène aux champs et puit,
Tes sœurs transportées à l’aube sur des charrettes vers l’hôpital urbain
Pour des traitements tardifs souvent à l’attente de leur mort
N’ayant ni larmes ni sourire car vos cœurs ignorent la couleur du bonheur
Femmes aux sabres levés
Déterminées pour satisfaire même face au péché
Le soleil multiplie ces rayons et le son des pilons dans l’horizon devient croissant.
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