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Le fleuve des larmes

le mercredi 06 octobre 2010, à 03:10. Posté par TCHIANY SALIFOU



    3-10-2008 à
    Madaoua/Tahoua
    Toute une famille pleure en même temps, le même jour, la même heure
    Mais pour différentes causes
    Comme des orphelins opprimés
    Sans armures pour combattre leur faim
    Sur leurs visages mouillés
    Des questions sans réponses se posent chaque matin
    Elles coulent sur les Joux des femmes
    Jeunes et vielles sans recours
    Brûlant les cœurs der leurs flammes
    Souillant les rêves de revoir leurs amours
    Plusieurs pleurent au regret de actes commis sur les rives
    Comme les vagues flottantes des mares
    Se souhaitent la mort que cette situation qu’ils vivent
    Pauvres ou riches
    En nous toutes ces larmes chaudes et internes forment des ruisseaux
    Comme les bras des fleuves sans pêche qui forment des petits marigots
    Quand cesseront elles de verser ces larmes ?
    Qui se déversent après les divorces
    Quand tariront ces larmes ?
    Sur les visages des jeunes filles grosses
    Les larmes ! Souvent accumulées pour exprimer les joies ou la peur de perdre ce qu’on aime
    Elles coulent dans les jours de solitude qui nous noient
    Surtout au tour des faits oubliables et malheureux que la société ne cesse d’aggraver
    Les roues de la vie continuent sur leurs voies avec des joyeux et mécontents
    Ces larmes s’accumulent du brin au fardeau de bois
    Allumant les grands flots qui forment les océans
    Cette érosion des larmes noiera la terre
    Tant que les faibles resteront cobayes des riches
    Tant que les orphelins souffriront sans héritage
    Tant que les jeunes filles grosses seront expulsées de chez elles
    Tant que les innocents bébés non désirés mouront dans les égouts et les poubelles
    Tant que les victimes des guerres n’auront pas fini
    Et les circonstances politiques, religieuses et ethniques
    Multiplieront les veuves et les orphelins
    Les solutions se cachent proche de nous
    Sur les montagnes voisines, auprès des pères et mères
    En redressant les expériences et histoires mal tricotées
    Ces larmes font souvent du bien
    Malgré les durs mots d’adieu qui frémissent les cœurs
    Les ambitions entassées doivent être confiées au seigneur
    Pour que ces larmes soient transformées en sourire.

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