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3-10-2008 à
Madaoua/Tahoua
Toute une famille pleure en même temps, le même jour, la même heure
Mais pour différentes causes
Comme des orphelins opprimés
Sans armures pour combattre leur faim
Sur leurs visages mouillés
Des questions sans réponses se posent chaque matin
Elles coulent sur les Joux des femmes
Jeunes et vielles sans recours
Brûlant les cœurs der leurs flammes
Souillant les rêves de revoir leurs amours
Plusieurs pleurent au regret de actes commis sur les rives
Comme les vagues flottantes des mares
Se souhaitent la mort que cette situation qu’ils vivent
Pauvres ou riches
En nous toutes ces larmes chaudes et internes forment des ruisseaux
Comme les bras des fleuves sans pêche qui forment des petits marigots
Quand cesseront elles de verser ces larmes ?
Qui se déversent après les divorces
Quand tariront ces larmes ?
Sur les visages des jeunes filles grosses
Les larmes ! Souvent accumulées pour exprimer les joies ou la peur de perdre ce qu’on aime
Elles coulent dans les jours de solitude qui nous noient
Surtout au tour des faits oubliables et malheureux que la société ne cesse d’aggraver
Les roues de la vie continuent sur leurs voies avec des joyeux et mécontents
Ces larmes s’accumulent du brin au fardeau de bois
Allumant les grands flots qui forment les océans
Cette érosion des larmes noiera la terre
Tant que les faibles resteront cobayes des riches
Tant que les orphelins souffriront sans héritage
Tant que les jeunes filles grosses seront expulsées de chez elles
Tant que les innocents bébés non désirés mouront dans les égouts et les poubelles
Tant que les victimes des guerres n’auront pas fini
Et les circonstances politiques, religieuses et ethniques
Multiplieront les veuves et les orphelins
Les solutions se cachent proche de nous
Sur les montagnes voisines, auprès des pères et mères
En redressant les expériences et histoires mal tricotées
Ces larmes font souvent du bien
Malgré les durs mots d’adieu qui frémissent les cœurs
Les ambitions entassées doivent être confiées au seigneur
Pour que ces larmes soient transformées en sourire.
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