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Les jours passent inaperçus
Sous nos yeux les enfants grandissent
Les saisons et les climats se permutent
L’age s’alourdit et les fardeaux se multiplient
De l’enfant que j’étais à ce vieux homme qui emprunte le train
Sur ma peau se remarquent les fissures
Ainsi que la blanche teinture de ma chevelure
Blanchie par le poids de la responsabilité
L’homme se pose multiples questions
Les unes passent sans réponses
Les autres font partie de l’héritage des prochains
Du jour au lendemain les virages se multiplient sur nos chemins
On parle de vie en communauté
De temps de paix et de guerre
Les fumées se succèdent d’eau
Les jours des nuits, les soleils des lunes
Le train que nous voyons de prêt
S’éloigne du jour au lendemain
Les aux revoirs deviennent des lourds souvenirs
Les amis, frères, parents et foyers passent comme les pluies
Aussi simple, la vie continue
Nous qui étions forts devenons faibles
Les faibles deviennent forts
Les filles deviennent mères
Dans les passages tragiques de cette aventure obligatoire
La vie qui nous était chère
S’éloigne dans ce train qui petit à petit devient invisible
Le train prend un tournant
Et ceux qui nous accompagnent écrivent la date dans leurs agendas
Les uns noyés dans les larmes de regret et d’amour
Et les autres réjouissent en profondeur
Ils nous rejoindront à ce terminus sans retour.
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