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16-12-2004 23H40 à Kaduna
Nigeria
Comme si c’était hier
Aujourd’hui dans tes yeux mes souvenirs s’effondrent
Cette vie d’amitié est plus forte et m’attise
Incompréhensible joie dans ce sourire
Comme un miroir sur tes lèvres et tes dents blanches
Ce sourire ébranle mon être, mais je n’arrive pas à croire
Que tu ne vis que sur cette photo
Que ton corps est dans la terre et ton âme ailleurs
C’est trop dur mais aussi vrai
Ils me l’ont dit, je l’ai vu
Tu ne vis que sur la photo
Ton corps est dans le tombeau
Dans tes rêves tu croyais que tout était clair
Rien au monde ne restera à jamais
Toujours on vit son destin
Ton corps n’est plus mais ton âme me sourit
Ce qui me prouve ta nouvelle vie
Où l’eau et l’amour glissent sans mépris
Comme si je regardais le soleil du levé au couché
Revivant tes salutations et jolies blagues oubliées
Au cimetière, quand notre camarade de classe lisait le témoignage sur ta vie
Rien que tes propos et ambitions, tes invitations, tes imaginations
Faisaient démolir les nuages qui se transformaient en incontrôlables larmes qui coulaient de mes yeux
Tu me disais à ton vivant de venir chez toi de temps en temps après nos études
Je me souviens de ce jour
Quand tu étais sur le balcon me regardant écrire mes poèmes
Me racontant tes aventures avec ta reine
Le poème aujourd’hui que j’écris est un que tu ne peux jamais lire
Car je l’écris sur toi et je te le lis à haute voix
Où vis tu mon ami ?
Le pasteur à l’église quand nous étions pour la prière
Disait que tu te reposais dans les bras du seigneur
Jouissant de pure caresse au bon milieu de paradis
Tous ces souvenirs retournent dans tes yeux et ton sourire sur cette photo
Tu étais une partie de ma vie
L’une des offres que le destin m’ait reprise
Tends moi la main du paradis
Parle moi,
Pardonne moi pour les gouttes de larmes sur ta photo
Je me suis enfin rendu compte que tu ne vis que sur la photo
Où que tu sois, sache que je pense à toi.
Mon ami SAMSIN EGAMANA
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