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On voudrait tant tout dire, on voudrait tant tout faire,
Que l’on sait plus très bien comment il faut s’y prendre,
On voudrait tant tout prendre, on voudrait tant tout être,
Un peu comme des dieux ; nous sommes scolopendres !
On voudrait tant aimer, on voudrait tant tout dire,
Même avec des poèmes ça reste limité !
On voudrait tant de choses que l’on peut en sourire,
Nous sommes si humains ; de si petits bébés !
On voudrait tant le temps clément et doux toujours,
On voudrait tout le temps tout ce qui manque encore,
De l’argent, du succès, de l’amour pour toujours,
Et jamais bien contents, c’est vrai, de notre sort.
On voudrait le bonheur, on voudrait le meilleur,
Avec nos idées fastes ou minables selon,
On voudrait plus rien craindre et ne plus avoir peur,
Dans le meilleur des mondes, et pourvu qu’il soit bon.
On voudrait comme veut un caprice d’enfant,
Le monde à notre pied, comme on l’imaginait,
Mais voilà qu’il est autre, tellement différent,
Qu’on ne sait plus très bien où nous mettons les pieds.
On voudrait des chansons dans le bruit des canons,
De l’amour en lieu et place de la haine,
Des sentiments variés, de l’espoir en fusion,
Sur une terre neuve où s’apaisent les peines.
On voudrait tellement qu’on ne voit pas l’instant,
Qui passe sous le nez qu’on a devant les yeux,
Et puis chemin faisant on peut faire en chantant,
Le choix chaque moment tant qu’on n'est pas trop vieux.
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