|
Je n'avais, à ce jour, posé mon oeil atone,
Troublé du"m'as-tu-vu" sinistre et désastreux,
Sur les jours irisés, prémices de l'automne:
Notre arrière- saison se teint de langoureux...
Primesautiers bouleaux ! d'or tachés, de médailles !
Hêtres majestueux,de roses-violets !
Des troupeaux estivés berdinent les sonnailles...
Des passereaux fringants lancent leurs triolets !
Je me suis dopé...hier, aux rives de Truyère;
Un randonneur craintif y fuyait le chasseur ...
Aujourd'hui, je voulais revoir une écolière;
Son absence : En campagne,écrit le rêvasseur !
Le Plomb est brouillassé,près Paulhac de Planèze,
Le soleil ? Guilleret! La bise est aux bémols ...,
Voilé,le Puy Mary,transparent l'Elancèze.
Je passerai Latga, Lascols, (°)Valuéjols ?...
Le facteur m'a remis l'épître d'un collègue:
De "Rousset", retraité, de l'Isère autochtone,
Six cartes du massif !Un discours pas si bègue...,
M'écrit;<<De mon bureau, neige à la Belladonne !>>
Glougloute un ruisselet qui descend vers Liozargues.
Il a laissé suinter des vers ! mon cervelet ...
<<Respire ! >> Est beau, le temps ! D'être froid, ne te targues !
L'automne est bienveillant ! l'hiver ! aigrelet ?
(°)J'y fus, insoumis..., proposé à l'exil en 1943 !
(8-10-10- C-106- P-15- )
|