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Au cours de mon chemin
Sur les traces fines de mon destin
Pensant à mon avenir lointain
Chantant mes rêves sur les rives étroites presque vides et désertes
Bouleversé par les brunes
L’horizon emporte mes yeux sur les dunes
Aujourd’hui pensant me courber à ces pieds
Placés sur le virage des hommes fatigués
Ce virage d’ange
Mais d’u seul coup je m’arrête
Dans l’obscure nuit je médite et écris
Dois je m’arrêter là ?
Moi qui voulais plus
Moi qui choisissais
Moi qui détenais le secret de conquêtes
C’est une folie
Je peux faire mieux
J’ignore où m’emmènera ce jeu
Dirais-je que c’est le mieux
Poserais-je mes yeux sur Dieu ou l’abstrait
Et je feuillette comme un berger qui triche une cueillette
Je me mets à genoux, cris vers le ciel « je m’en fou »
Non ! Je suis fou
Si je m’arrête là, mes rêves sont foutus
Ce bras de fer entre le destin et mon cœur
Une lutte fébrile à la température de volcan
Couvrant ma peau nue,
Je cours vers l’océan qui s’éloigne quand j’avance
Les anges de mon choix s’en vont loin de moi
Et la vie me lave les yeux avec son savon
Pour voir plus clair
Les jours s’en vont aussi comme des éclairs
Chantant en marchant seul au milieu des champs
Rencontrant les oiseaux aquatiques et les poissons désertiques
C’est un rêve, signons une trêve,
Que le présent soit en grève avant que mon avenir ne crève.
Je continue mon parcours.
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