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11-102010 01H00
Une petite fleur grandissant au bord de la route,
À la guise du vent, du soleil, des animaux et des passants
Un jardin naturel dans lequel la beauté surgit et attire
Certains restent indifférents
Les uns veulent la cueillir, les autres veulent la détruire
Ainsi grandit un enfant, fruit de notre égoïsme
Provenant de cette jeune fille qui ignore la différence entre le bien et le mal
Que les méchants hommes trouvent si mignonne
L’appâtant jusqu’au tunnel où elle se trouve un jour face au péril
Portant une grossesse qu’elle ne peut justifier
Car elle ignore réellement le père
Ou elle craint d’humilier l’irresponsable ami de son frère ou celui de son père
Qui sous l’ardeur de ses collections pédophiles l’a trouvé idéale pour se dégourdir
Six mois après, elle ne peut cacher ses larmes
Car le cache-cache est à terme
Fin au vomissement dans les douches,
Fin au manque d’appétit et l’amaigrissement considérés pour le paludisme
Pauvres parents qui l’estimaient tant
Qui voulaient malgré toutes difficultés faire d’elle l’exemplaire des femmes
S’accusent, se condamnent et remettent en cause leurs devoirs parentaux
Oublient sous le choque de la regarder avec le même œil
La harcèlent, la frappent, la condamnent
Cherchant une solution
Elle pleure aux chaudes larmes, se met au coin avec le chien
Seul dans la maison qui la trouve toujours maîtresse
Et voudra jouer avec elle en remuant sa queue
Ses amies la jugent, la fuient, la considèrent d’inconsciente et de folle
On ne cesse de parler d’elle à l’école
Au neuvième mois
Elle garde espoir au seigneur
Car c’est lui seul qui n’a encore rien dit
Elle se dit souvent que la vie ne lui réserve que malheur et méchanceté
Toujours ses larmes restent libératrices, consolatrices et dernier ressort
Le jour J, l’attendu descend du train saint et sauf
Le premier cri efface les larmes profondes de la jeune maman
Et les transforme en sourire
Cherchant une solution
Les parents s’approchent en douceur pour une dernière proposition
Abandonner ce petit qu’elle a entraîné au sein d’elle
Pendant cette période de guerre et de souffrance presque à terme
Lui promettant des jours de joie et un bonheur invraisemblable
Elle le regarde et trouve tout au monde incomparable
A ce bonheur qui provient du malheur
A cet être qui lui ressemble et s’attache à elle
A ce don qui a prit le court chemin pour venir parmi nous car c’est son destin
Son sourire et sa douceur la réconfortent et lui font oublier le passé
L’horrible passé comportant les jours durs, pleins d’humiliations et de larmes
Elle pense aux difficultés traversées
Et juge que ce qui lui reste à traverser n’est qu’une partie de l’expérience
Elle refuse et serre son enfant
Il crie et se met à téter
En face d’un choix difficile entre les parents et la famille ou l’enfant et l’aventure
Elle choisit de vivre avec l’innocent et d’assumer son destin et celui de son enfant
On l’appelle rebelle, la jette dehors, et la considère de fille indigne de grâce et d’amour
Face aux tortures de la rue, elle continue à sourire en versant les larmes
Seul face à un monde qui ignore le goût du pardon et le parcours de destin
Tous les deux victimes du plaisir âcre
Dont l’auteur ne se rend peut être même pas compte d’être le coupable.
Et se trouve parmi ceux qui la torturent et la traitent de chienne et d’inconsciente.
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