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L' indolente hécatombe où se meut le silence
Tes psaumes reposant au chant des illettrés ;
Suffoque et succombe en cet aveu d' impuissance
Les paumes apposées sur les parois vitrées ;
Alors cours petit d'homme, cours !
S'estompent les années, sans que cesse l'absence ;
Ton âme emprisonnée qu'assassine insouciance
Vague inconsciente au creux des combes où lettrés
Creusent catacombes pour y rester cloitrés.
Alors cours petit d'homme, cours !
Les regrets et remords, la tristesse est folie !
Au silence imbécile, ce doute sans bruit
S'immisce et docile vient fomenter la lie
Qui abhorre sans effort, ce temps qui s'enfuit.
Mais lorsque même les mots se perdent sans vie
Qu'espérer ? Que croire en n'ayant pour toute alarme
Que note dérisoire en faussée mélodie
Qui s'oublie dans l'instant où s'assèche une larme.
Alors cours petit d'homme, cours !
L'opprobre n'est qu'engeance au reniement du coeur
Ikhôr coule en tes jambes, cours, cours vers les Cieux
Bredouiller cet amour, ce courage d'aveux !
Résurgence et conscience en un souffle vainqueur
Escorteront tes pas contre les vents et pluies
Soupirs de ce monde qui n'attend, que la Vie.
Note .: « Tandis que la désincarnation contraint à l'agonisante paralysie. Les rêves, idées et valeurs qui s'incarnent en l'action vivent, évoluent et animent les consciences. » Louis.
Louis Engival
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=engival
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