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Sous les assauts du vent sous les coups répétés
De la houle qui roule aux cornes de bélier
Sous les assauts furieux de la folle tempête
Sous les coups de boutoir de la mer agitée
On entend les corps geindre et les voix supplier
On voit les corps tendus soudain se replier
La mer dans sa furie n’a rien laissé debout
La vague du désir a balayé le pont
Epars de part et d’autre de la coque de bois
Les témoins du naufrage flottent à la dérive
Le calme est revenu et le vent est tombé
Sur le lit dévasté sur les draps en chiffon
La tête reposant sur de mols oreillers
Deux corps gisent étendus comme des naufragés
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