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TOI, Maison de mon enfance, quarante ans après
tu es encor dans ma tête, dans mes souvenirs.
Souvent, il m'ait arrivé de rêver de toi.
J'entre , après avoir monté ses trois marches en marbre;
j'en ai encor des stigmates sur les genoux.
L'hiver, elles étaient très glissantes.
Nous arrivions directement dans la cuisine
avec ses tommettes rouges,combien de fois cette cuisine
s'est-elle transformée en laverie.!
Maman faisait bouillir le blanc que l'on rinçait
dans différents baquets, chacune, nous avions
notre tâche spécifique; nous aimions tourner
la manivelle de cette ancienne essoreuse.
Sur le côté, il y avait donc le coin évier, au fond
à gauche, une grande trappe qui nous faisait
descendre à la cave et remontions le charbon
pour la journée,pour alimenter deux pôeles.
Dans cette cave, il y avait les pommes de terre,
les conserves, des viandes dans des futs.
Les chambres; rien que d'y penser, je sens l'odeur de la cire.
Celle du fond était immense, Il y avait trois grands lits deux places.
Nous étions nombreuses!
Il y avait surtout ce magnifique poêle couleur vieux rose
, que l'on chargeait à bloc au grand dam de maman!
Et ce parquet si reluisant! l'autre chambre, réservée
pour mes deux seuls frères sur douze enfants;
était communicante avec la nôtre.
Combien de fois , nous sommes nous racontés,
des histoires de toto et maman de nous crier dessus
pour que nous nous endormions.
L'autre chambre, était à mes parents,je ne sais pourquoi
j'ai du mal à me souvenir,je vois un ensemble tout simple!
Nous y rentrions rarement .
Nous avions une autre petite pièce qui nous servait
à la fois d'arrière cuisine et le soir (une fois la semaine)
de salle de bain à l'époque , nous nous lavions dans
le même baquet qui servait pour le linge.
Qu'importe ,la simplicité ne nous a pas tués.
Simplement renforcés,!
Comment une maison peut-elle avoir une telle emprise
sur notre personnalité!
Il y avait aussi cette odeur de café mélangé avec
de la chicorée qui restait ainsi sur le pôele
que nous briqions tous les jours!
Et nous les enfants, nous avions
en plus ;le Grenier;
( ref; refuge de notre enfance)
comme je vous l'ai déjà raconté nous avions la partie droite
de cette immense maison louée par mes parents.
Un jour que Papa et Maman étaient partis, mon frère
trouva la clé qui ouvrait l'autre côté de la maison;
évidemment nous étions mon frère ma soeur et moi
avides de savoir ce que renfermait l'autre côté de la maison.
En même temps, nous savions que la maman de la propriétaire
était décédée dans ce côté -ci, nous étions des enfants,
mon frère en rajoutait pour accentuer notre peur,
sauf que la curiosité nous donnait des ailes.
Tout était en l'état comme si elle était partie la vielle.
Nous étions tous les trois serrés l'un contre l'autre,
mon frère ne voulu pas l'admettre il n'était pas plus rassuré
que nous de farfouiller dans les affaires d'une Dame morte,
Nous remîmes en place ce que nous avions touchés.
Plus tard nous évitions d'en parler tant nous nous sentions honteux.
Nous avions aussi pour nous dépenser cette immense cour et jardin !
Il y avait trois chiens de chasse de Papa, volailles lapins, canards et toutes nos corvées!
Maison de mon enfance
J'y ai laissé un bout de mon âme
veille sur ma famille......
estrella
écrit le 12 octobre
terminé le 13
à bientôt pour une autre page de ma Vie!
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