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Sur le Pont Neuf routier, bal des automobiles,
Un badaud curieux, se penche au parapet .
Foin du bruit des moteurs, danse des volatiles,
Au ras de l'eau des monts,entrelacs et caquet .
Sur le miroir ensoleillé de la rivière,
Canes et canetons, halbrans et carolins
Pêchent à cou tendu la manne sablière,
En ébauches d'envols et semblants de moulins .
En ballets gracieux, arabesques près d'elle,
Presque sous le Vieux Pont,en un plat du Lander,
Un canard barbarie affole sa femelle...
De la gent duveteuse, apparemment leader !
La ronde de l'amour s'apaise et se révèle,
L'amante se rapproche ou fuit le prétendant.
Aux frissons de l'écume,il se juche et chancelle,
En sacrifice à l'us du couple, fécondant ...,
Puis, vainqueur...somptueux,trace un cercle impeccable
Autour de la canette ébrouant son émoi.
Ils reprennent, de front, en duo vénérable...
Leur navigation folâtre,à tu, à toi !
(23-11-2004- C-72- P-24-)
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