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Je n’ai pas connu d’aube
Qui ait tes yeux
Pas un seul vol d’oiseau
Qui ait ta voix
Et les jours sont passés immobiles et nus
Qui ne connaissaient pas
Le son de ton prénom
Sans doute il existait
Des feux et des fumées
D’autres façons de vivre
Et de s’illusionner
Avant l’envol fébrile de ton corps sur la grève blanche des jours
Sans doute aussi après
Le monde inventera
Bien des audaces gourmandes
Il est vrai que toujours
Les feux sont d’artifice
Et la vie de guingois
Mais plus jamais
O grand jamais
Quel qu’en soit le supplice
Ou quelle qu’en soit l’idée
Je ne trouverai l’art
D’une telle danseuse
Au jazz épanoui de mon désir d’aimer
17 octobre 2010
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