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 Aurais-tu été blond comme notre père,
Ou brun et frisé comme notre mère,
En tout cas tu aurais été mon frère,
Si seulement Dieu t’avait laissé la vie.
Je suis venue au monde bien plus tard,
Et si je t’évoque ce n’est pas par hasard,
Tu sais, maman les yeux dans le brouillard,
Me parlait de toi, elle ne t’a jamais oublié.
Enlever son enfant à l’amour d’une mère,
Est la chose la plus injuste que Dieu peut faire,
Pourquoi faire subir à une femme ce vrai calvaire,
Sans raison ni réponse, il ne lui restait que les larmes.
Serais-tu devenu un homme important,
Ou ouvrier pour gagner ta vie durement,
Pour tout donner à ta famille, tes enfants,
Comme tous les hommes de notre famille.
Aurions-nous été proches tous les deux,
Pouvant lire mes chagrins dans mes yeux,
Aurais-tu vécu près de nous ou à mille lieux,
Pourquoi tout ceci n’a jamais été réalité ?
Mais pourtant maintenant ce n’est que du bonheur,
Puisque maman et toi vous avez rassemblé vos cœurs,
Au milieu des nuages dans une douce chaleur,
Serre-la dans tes bras et embrasse-la pour moi.

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