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On ne peut pas glaner tous les écrits, sincères,
De tous les écrivains de la création...
Qui ? pourrait éditer les erreurs, les repères ?
Les juger bons! ou nuls, pour l'éducation ?
Que de riches discours ! depuis Platon ! Homère !
Manuscrits, imprimés,ont traversé les ans...
Combien de méritants ? Ingratitude amère
Sont restés inconnus, laïus de charlatans ?
Jeunes et vieux du jour:quel destin ? nos mémoires ?
Parmi quelques milliards de mots quotidiens?
La sève des auteurs,de badin, de grimoires,
Ecrits! et lus par eux !prophètes ? comédiens !
Ciment du seul présent,des récits, des histoires,
Jeu de sage ou savant,baume à l'oisiveté,
Nous en aurons lesté nos cerveaux,nos armoires...!
Au bons soins d'Emmaüs...? de la postérité...
Ecrire en vers fleuris est une apothéose !
Sans notes, fredonner la méiodie en mots,
Voguer aux affluents du fleuve de la prose,
Accoster à l'oubli ! ni flambards, ni falots !
(20-10-10--C-106- P- 23-)
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