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Quand les hommes vivront d'amour …...................
Il osa braver le fou,
Celui du château d'en-haut !
Qu'avait il fait,
Si ce n'est de naitre,
Entre dorures et dentelles ?
Il n'avait jamais vécu,
Ou même posé le regard,
Sur ces gens d'en bas,
Ces gens là-bas.
Il avait sa formule
« Aussi pauvres que laids,
Aussi bêtes qu'illettrés! »
Chantonnait il en paradant
Montrant du doigt,
les affreux, les mécréants !
Il osa braver le fou,
Celui du château d'en-haut !
En ce jours d'automne,
Où la brume caresse les champs,
Où la terre s'apaise,
D'avoir tant donner,
En ce matin frileux
Où parfois, la colère fait silence,
Jean, dit « la force »
Fit couler le sang de Monseigneur !
Il osa braver le fou,
Celui du château d'en-haut !
Jean, mit dans un sac,
Une chemise, quelques oignons,
un tube de cuivre plein de terre.
De cette terre noire et généreuse,
Qui sentait bon le travail, l'amour et la liberté.
Il partit, au delà du bourg, au delà de l'horizon
Cacher sa faute,
Et respirer enfin !
Il osa braver le monde,
Apeuré, certes ! Mais libre !
L'histoire vous semblera banale, déjà contée.
Comme le fait de dire : « nous avons tous, notre château d'en-haut,
Nos châteaux d'en-haut face à nous mêmes, nos châteaux d'en-haut face à l'autre »
Oserons-nous, braver le fou en sa demeure, où déposerons-nous nos lâchetés aux pieds de Monseigneur ?
Étrange interrogation, je dirai même étrange raccourci de la vie !
Il est facile de poser la question tel un tribun claironnant l'égalité à tous vents ! Je le reconnais,
mais faut il dans le sang coulé trouver une réponse ?
Force est de constater, que depuis des siècles, cette réponse ne fut jamais la solution !
Aurons-nous le courage d'un autre chemin ?
Vincent
http:/lesyeuxclos.fr
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