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( Réponse à Rosnoir et Casiope
à propos de l'hiver,du froid......)
Je vous parle d'un temps ancien, les années soixante quatre!
Il est besoin de vous rappeler que je suis la quatrième enfant d'une fratrie de douze!
Nous habitions un cor de ferme avec dépendances, cela dit elles étaient presque toutes occupées avec le matériel agricole, cela va sans dire :elles nous étaient interdites d'accés. ( bien que......)
Papa était maçon,il travaillait pour un patron au village voisin; il lui arrivait souvent quand il gelait à pierre fendre de se retrouver, sans travail le temps des intempéries et donc de l'argent en moins sur sa paye.
Certaines années , l'hiver commençait très tôt!)
Maman avait bien de quoi s'occuper avec mes plus jeunes soeurs et trouver des solutions pour finir le mois. Évidemment, elle touchait ses allocations.
Pour rajouter du (beurre dans les épinards)il y avait ses deux corvées que je détester faire.
Ma soeur la plus grande, restait avec les petits et je me retrouvais avec mon frère Jean-Marie ma soeur Annick, et Maman dans des champs de betteraves. ( voir ref: les tipis de betteraves).
Ce n'est point le travail par lui même qui m'embêtait; c'est que nous arrachions ces betteraves en novembre hé bien souvent il faisait très froid!
L'autre corvée que je détestais, mon père achetait des sterres de bois sur pied dans le bois.
Ces arbres que nous avions le droit d'abattre ,de débiter pour en arriver à des tronçons d'un mètre , étaient couverts d'un trait de peinture rouge pour les identifier.
Ce travail était très physique,les arbres abattus, dépouillés, sciés, nous devions les porter et les ranger sur une hauteur d'un mètre minutieusement au risque que tout s'éboulât.
Parfois il avait neigé et de la glace recouvrait les rondins; une fois que les gants étaient mouillés c'était la « piquette » assurée! Il y avait des morceaux qui nous semblaient peser une tonne. Il fallait tout récupérer les fagots de petites branches jusqu'aux copeaux de bois qui nous servaient à allumer le feu.
Quand nous rentrions chez-nous le bois chargé sur une remorque; la peine continuait.
Un Ami de Papa venait avec une grosse scie et débitait le stock en morceaux de vingt centimètres, qu'il fallait jeter au fond de cette grange
J'ai beaucoup aimé cette grange, déjà c'était un bâtiment où, je ne me souviens pas avoir eu froid en hiver ni chaud en été, peut -on dire qu'une grande est chaleureuse, hé bien moi je le dis, elle l'était en quelque sorte !
C'était un échappatoire, ne serais-ce que pour venir fendre le bois, j'avais besoin de petits moments d'intimité.
La vie était dure à la maison ref: Maman
Sinon ,que vous dire,quand nous rentrions de l'école, nous , les plus grands avions nos corvées à faire que l'on soit en hiver ou en été .
Nettoyer les cages des lapins pour qu'ils restent au sec ,les nourrir, écraser les pommes de terre et les mélanger a du son pour les canards et les poules, nourrir les chiens de Papa il fallait faire du petit bois pour allumer le feu le matin. Quand il restait du temps ,faire nos devoirs ou apprendre une poésie.
Vous me parliez Rosnoir que vous adoriez Noël, tout ce que j'aimais de cette période.
C'était la messe de minuit, la crèche les cantiques ,les chants de Noël, Mon beau sapin , Douce nuit, là c'était un vrai Noël même si nous n'avions que des crottes en chocolat et une clémentine!
Mon plus beau Noël, je devais avoir treize ou quatorze ans, ma soeur Annick et moi avons eu chacune une paire de botte .
Nous avions reçu notre cadeau juste avant d'aller à la messe et étions bien ennuyées car il avait neigé.
Je me souviens comme si c'était hier, elles étaient marron et à lacets!
À un autre moment pour une autre page de Vie!
Estrella
écrit, le23 oct
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