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Et un silence de monastère .
J’ai vu tomber le jour .
Je le pleure toujours.
J’étais passé sur le pont entre les mers
Seul je sentais le vent mon frère
Il murmurait des paroles confuses
Pour qui ,pour quoi ,pour les méduses ?
Et le jour était un instant
Comme nous les êtres pensants .
Il crachait des fleurs de verdure
Et puis d’un coup ,c’est dur .
La chat vert au yeux jaune se réveille
Il lape les couleur des merveilles
Pour fuir le gros chien noir
Avec ses dents de bonsoir !
Le jour tombe mes amis !
c’est un instant la nuit .
Elle tentacule les ombres
Pour devenir sans nombre .
Passants , partez d’un bon pas
Rejoindre vos bouteilles, vos appâts .
Laissez moi dans le drap du soir
Laissez venir l’œuvre au noir .
C’est pas mieux qu’avant
Je vais pas vous la faire
Sombre et romantiquement .
Mais il y a l’odeur de fer …
C’est la rouille de l’air
Le sel de la mer ,
Qui rentre par mes naseaux
Qui creuse mon fardeau .
Le jour tombe sur moi
Plus que sur les toits
Il frappe sans prévenir
Il donne au cœur le pire .
Les hommes sont rouges
Et se hâtent vers les bouges
Les enfants attendent
Les petits entendent .
Ils savent que la nuit arrive
Tous les jours elle arrive
Avec elle , des monstres maniaques
Dans des rêves d’insomniaques .
Le jour explose enfin
Avec des bleus, des carmins .
Des rouges cerises et vermillons
Que l’ivrogne chante en flonflons .
Mais la nuit vient :
A pas de loups et enfantins .
J’aime aussi cette fin
En attendant le petit matin …
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