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C'est vacances de Toussaint;
Se calment les révoltes d'un hier!
Poubelles brûlées en cris de rage
Jeunesse ivresse aux larmes amères.
C'est dimanche soir, nuit de banlieue
Tout est si calme, grave...Silencieux...
Cocon-brouillard pour les révoltés d'hier
Plus rien ne bouge dans ce désert.
Sauf les sirènes de notre "belle" police
Deux trois clochards, des pneus qui crissent.
Derrière des murs, suintant la peur
L'anonymat impose toute sa rigueur.
Pas un regard, il y a trop de gêne!
Curieux boulets, qui ici se traînent.
Des idées noires plombent les horizons!
L'indifférence, ici, y est une religion.
Un réverbère, un seul ,encore debout
Poursuit mon ombre, d'une lumière floue.
Echarpe de brume autour du cou,
Dans ces bétons, tout gris partout.
Témoin muet de ce spectacle;
Je m'y déplace de flaque en flaque.
Un sac plastique, des bouteilles vides;
La lune est pâle; L'air est humide....
Au pied d'un arbre, une décharge!
Ca donne envie de prendre le large.
Dans ces décors, trop monotones
Passé minuit... Mes pas résonnent.
Je réfléchis dans mes silences!
A qui profite ces drôles de danses ?
Pays de France où s'enfuit ta liberté
Ouvre grand ton oeil vers tes cités.
A tout vouloir jeter dans les orties!
La peur s'installe, les angoisses aussi.
Patrick
(réflexions d'actualité)
Un soir à Nanterre-Universités 
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