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Heureuse, vers moi je te vois venir
Je prie le soleil de fuser la lumière,
La nuit d’allumer ses chandelles
Et les astres de luire sur les yeux
Absorbant mon regard ambitieux,
Qui transperce ton être et s’ancre
En toi, pour soigner ton chancre.
Heureuse et calme, je te vois venir
Toi qui avais déclenché mes délires
Et ravivé mes désirs sans mesures,
En les sortant d’une triste masure
Tu as vaincu les offenses du temps
Et les ombres épaisses de la déraison.
Détends-toi ! Sens ce souffle chaud
Qui traverse ta poitrine sur les flots
De mes soupirs, déguste la douceur
Et la chaleur que répandent, l’ardeur
Et la magie des mains gourmandes
Qui arpentent ta belle poitrine ronde.
Dad Allaoua
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