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Espaces d'univers dont l'infini dispose
Aux parcours affectés de l'éternel des choses,
Ils s'égarent aux lieux d'une noirceur profonde
Et dispensent pourtant l'équilibre du monde.
Espaces de l'enfance aux âges en partance
Compactés de leurs riens, en chagrins et romances,
Glissant à pas perdus sur l'incertain des jours
Que l'on savait déjà dans le compte à rebours.
Espaces à cœurs nus, pour autant qu'il advienne
De s'aimer comme on rêve, se dire mien et tienne,
Espérant qu'il demeure en notre humanité
Quelque geste accompli d'une idéalité
Espaces rassemblées, cahotant, cabossés
D'une vie dérivant et sans fin désossée,
Elevant les destins que nos larmes fécondent
Pour s'immoler aux chants que les prières abondent.
Espaces vieillissants, lenteurs et solitudes,
Dérisoires instants de basses amplitudes
Que l'on voit décliner à la nuit qui se fait,
Et frôlant le néant ou l'âme se défait
On s'en remet au vent des grandes lassitudes…
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