|
LÂCHETÉ
Comme ce chien abandonné au bord d’une route un soir d’été
Ce coup de pied au compagnon fidèle gardien de ta maison
Ce regard détourné face à la main tendue de l’oppressé
Ces oreilles bouchées qui n’entendent pas les appels au secours,
La lâcheté humaine a mis ses habits de fête
Et promène, cœur vaillant, sa suffisance et son dédain.
Ceux qui n’ont demandé ni amour ni pitié,
La seule reconnaissance et le droit d’exister,
De pouvoir s’exprimer au nom de l’amitié
Et pouvoir partager le fruit un jour planté
Garderont dans leur cœur le souvenir léger
D’un monde sans trahison, sans larmes et sans lâcheté,
Où le silence dort sur des paroles argentées
Qui réchauffent le cœur d’un velours chatoyant.
Dans six mois dans un an, lâcheté du silence,
Où te retrouverai-je, me reconnaîtras-tu ?
Je ne serai plus là pour calmer tes souffrances
Ta vie m’aura quittée, trop tard, et trop déçue …
|