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La balançoire est bercée par le vent.
Une fois de plus Novembre nous attend.
C’est le moment où le soleil renonce.
Il est loin le temps où l’on recommence.
Quelques fleurs trop rares pleurent leurs disparus.
Des fières perchées jonchent toutes ces rues.
Les feuilles moribondes entament leur danse.
L’hiver est déjà près, on voit sa panse.
Les ultimes fruits tombent sur cette terre.
Le légume se fait rare, ça nous atterre.
La folle parade de l’été se termine.
Place au loup dans le givre et à l’hermine.
Un cycle frigorifique recommence.
Fini l’abondance, place à la romance.
Il est venu le temps de la Toussaint.
Quand il est là je réclame des coussins.
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