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LA MER AVAIT OURDI
La mer avait ourdi sa funeste colère
En balançant ses flots sur nos quais de béton.
Dans le ciel noir, zébré, sous les coups de tonnerre
Une méchante écume amusait le bateau
Bousculant les marins dans le grand chapiteau.
Ils implorent un Dieu d’une vaine prière.
La mer avait ourdi sa funeste colère
En balançant ses flots sur nos quais de béton.
L’orage obscurcissait là-bas, tout l’horizon
Le phare du bassin était une chandelle
Devenant par ce temps la minime étincelle
Qui ramène le soir, le mousse à la maison.
La mer avait ourdi sa funeste colère
En balançant ses flots sur nos quais de béton.
L’unique espoir était dans ce rai de lumière
Pour un retour indemne au chaud dans son foyer
L’océan, l’assassin, faut toujours l’affronter
Avec un cœur vaillant contre ce monde austère.
La mer avait ourdi sa funeste colère
En balançant ses flots sur nos quais de béton.
Les vaisseaux vogueront, très loin, sans déraison
Braver les ouragans, combattre les tempêtes
Avec la peur qui vient les bouger dans leurs têtes
Ils partent sans regret qu’importe la saison.
La mer avait ourdi sa funeste colère
En balançant ses flots sur nos quais de béton.
jc blondel
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