|
Que je m’égare, ô pensées assoupies,
Aussi magnifique qu’une nova
Solitaire transperçant les flots
Des nuages et guidant l’appât
D’un marin égaré dans les eaux,
Tu illumines bien de ton éclat
Notre vaste et majestueux îlot
De ton corps tu as fait ma prison,
D’ombres en ombres l’âme emportée
Te suit en vain de déraison en déraison,
Le cœur cherche en moi sa sérénité
Dans les dédales de mes réflexions
Paraissant confuses et sans finalité.
Que je m’égare, ô pensées affaiblies,
Quand, dans mes doutes continuels
Ton écho brise le silence de la nuit,
Éveille le désir ancré dans ma cervelle
Et stimule mes prétentions assoupies,
Pour franchir l’obstacle impénétrable.
Dad Allaoua
|