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Mais je ne vois pas ton nom dans la trâme du temps
Car il n'est pas de jamais qui ne soit un avant
Quand de sombres arias hantent encore nos pensées,
Murmurantes abîmes de ces souvenirs rouillés.
Pleure, ménestrel, ce pardon que l'on t'a arraché,
Cet oubli pernicieux auquel on t'a condamné,
Les rêves qui dans le néant sont désormais perdus
Et cette voix éteinte qui pour toujours s'est tu.
Pleure, violoneux, suit les lignes et les noeuds du bois nu
Et ferme tes oreilles aux cris des cordes vaincues;
Tu nous as donné ta dernière note hier soir,
Le temps ne se rattrape pas, à lui la victoire.
Pleure, poète, que tu hurles tes vers dans le noir,
Savoure l'amère odeur de ton ultime espoir
Et souffle vers les étoiles ton dernier adieu
Puis ouvre les bras et souris, ton âme est à eux.
Au temps, contre lequel on ne peut rien, et qui nous prend petit à petit notre âme, nos musiques, nos poèmes et nos rêves.
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