|
Mélancolie.
A présent, rien !
Qu’un peu de mélancolie,
Gardée au cœur,
Pour se persuader de vivre.
La nuit éparpille ses senteurs,
En une étrange couleur,
Aux milles facettes.
Le silence respire le temps,
Sans hâte, sans haine.
Aux profonds des rêves,
Son souffle murmure.
Des images sans âmes,
Dessinent l’inconnu,
En un paysage en tumulte.
Des silhouettes floues,
N’osent la parole,
Qu’en une brume grise.
Des syllabes sourdes,
Perdues en vaines souffrances,
Se dissipent, s’évaporent !
Le ciel disparaît.
Tapie dans un hier craintif,
La pluie efface toutes traces,
Laissant place confuse.
Plus de pureté,
Mais à l’odeur acre,
D’un après la mort.
Le vent se meurt,
Oublié des saisons.
A présent, rien !
Qu’un peu de mélancolie,
Gardée au cœur,
Pour se persuader de vivre.
Vincent
|