|
Les yeux clos .
Je regarde cet homme, les yeux clos.
L’esprit absent de ce monde,
Il s’échappe sans courber le dos.
Bien peu, à la ronde,
Prête attention, à ce corps immobile.
Il est là, invisible, assis sur ce banc.
Nulle larme, le visage figé,
Une carcasse vide,
Où la vie, doucement, patiente.
Je regarde cet homme, les yeux clos,
Et je l’envie !
J’imagine ses chemins de pensées,
Aux couleurs et reflets reposés.
J’imagine ses images, à moi, refusées,
Aux rires vrais, aux mots intenses.
J’imagine son intime, aux hommes soustrait,
Humble, loin de toutes vanités.
J’imagine ses espoirs, ses rêves,
En un envol vers l’essentiel.
Je regarde cet homme, les yeux clos,
Je m’écarte avec pudeur,
Surpris de cette grandeur d’âme,
Gêné de n’être que moi-même !
Je ressens cette paix !
Je ressens ce conflit !
Alternance de souffrances et de bontés,
Questionnement au-delà de la réflexion
Le doute s’invite et embellit la connaissance.
Je regarde cet homme, les yeux clos.
Il est plénitude !
Vincent
lesyeuxclos.fr
|