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L' ÉTÉ DE MES ONZE ANS......
j'ai du temps libre aujourd'hui, j'en profite pour vous raconter
un évènement qui aurait pu m'être fatal.
Il y a bien longtemps de cela!
_Nous sommes repartis dans mon cher village; (ref : à la recherche de ton Âme)
Je vous ai déjà expliqué, l'été; mon frère ma soeur et moi, allions travailler dans les
champs avec Maman. Ma soeur ainée n'avait pas le plus beau rôle ,elle restait et s'occupait de mes plus jeunes frères.
C'était le temps du ramassage des pommes de terre
Nous y allions en vélo.
Nous emportions le pique-nique.
Nous étions partis pour la journée.
Nous ramassions donc les pommes de terre à l'aide d'un sceau,
derrière le tracteur et sa machine et devions les mettre dans un sac de jute.
Maman était payée au nombre de sacs ramassés.
Nous allions jusqu'à une quinzaine de kms de chez nous.
Pour mon Frère ,ma Soeur et moi même ce n'était pas une corvée désagréable.
Nous aimions cette période, c'était comme des vacances!
Un jour ,Maman n'était pas venue,je ne sais plus pour quelle raison.
À l'heure du déjeuner, le tracteur s'arrêtait quelque temps
Si nous nous trouvions pas loin d'un bois , nous y jouions à nous cacher.
Ce jour là, une amie Odile était venue nous rejoindre elle avait envie d'aller
Faire un tour au village d'à côté, à trois kms.
Nous voilà donc tous les quatre partis avec nos vélos
qui je vous rappelle
n'étaient pas de la première jeunesse!
Ils étaient tous de récupérations et réparés de bric et de broc!
Le mien n'avait qu'un seul frein, tenu par une lanière de cuir.
Nous sommes très vite arrivés en haut
de cette côte, qui devait nous amener à ce petit village.
Ma soeur Annick jugea du danger et préféra rebrousser chemin.
J'étais déjà engagée dans cette descente qui n'en finissait pas
quand j'essayais de freiner ,il était trop tard.
Jean Marie, mon frère avait remarqué
mon problème et essaya de me persuader de me jeter dans le fossé
selon lui, dans l'herbe ça ne devait pas faire si mal dans le fond!
J'étais en pleine vitesse, Poulidor n'avait qu'a bien se tenir!
C'était perdu d'avance , ce qui devait arriver arriva!
Je fis une très mauvaise rencontre avec le pilier d'un tout petit pont
comme il y en a tant dans nos campagnes!
J'étais évanouie, ensanglantée de partout.
Mon frère se précipita à la première ferme venue.
Une fermière,vint à mon secours et me ramena à la maison .
Je me souviens avoir ouvert les yeux chez moi. L'ambulancier me tirait la main pour la remettre à sa place et ensuite dans une gouttière.
De nouveau plus rien, je me réveillais dans la nuit
avec la sensation que mon bras pesait une tonne!
Je réalisais que j'étais à l'hôpital.
Apparemment, je n'avais rien d'autre de cassé!
Le Docteur m'expliqua que j'avais eu de la chance
j'avais le thorax tout abimé mais rien de grave .
C'était cool pour les corvées , pour un petit laps de temps!
Je fis ma rentrée en sixième le bras dans le plâtre
et mon vélo alla au rebuts.
estrella
écrit le3oct
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