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A n'être que chagrine, une larme parfois
Exsude de son sel une extase coupable,
Et l'on sourit alors de ce bien-être instable
Que notre humanité secrète en ses émois.
De quels pleurs sommes-nous quand l'épreuve féconde
La gamme de douleurs, intense et séculaire
Et que danse, à l'envi, en ballets mortuaires
L'ombre diaphane d'une âme d'outre-monde.
Sommes-nous du côté de la noirceur des choses
Au point d'en épaissir l'obscurité funeste
Qui recouvre à jamais, pour peu qu'il nous en reste,
La mémoire des rêves où cette âme repose.
Ou bien demeurons-nous, incertains et distants,
Sur la rive ensablée d'un fleuve qui s'écoule
Aux courants chahutés d'un cœur qui tourneboule
Pour se dire, en conscience éphémère du temps,
Qu'il est doux d'être en peine… pour se croire vivant.
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