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Ô tes baisers tes baisers ma douce sur ma veine tendue
Combien de fois me serai-je perdu perdu et retrouvé
Dans le fond de cette grotte saline où j’aurai entendu
La source pousser l’arbre sous le souffle du vent éprouvé
Tes démons et mers veillent sous mes mains quand brille la rosée
De tes pleurs de tes joies de tes peurs et de toutes ces folies
Si jolies inaccessible offrande sur ta peau exposée
Qui te parent t’accablent comme dire vois-là dès au lit
N’achève pas sur ma faiblesse ainsi qu’une ultime parole
Cette aiguille d’horloge qui pulse au rythme de mes désirs
Garde pour demain ce mot de la faim qui clôt la parabole
Car je suis cette araigne petite sur le dos de sa reine
Qui oeuvre sans savoir son soir finir dans le tendre gésir
Quand me comblera ton baiser vorace au terme de ma peine.
Eupalinos
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