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Les nuages (Claude)

le mardi 16 novembre 2010, à 08:32. Posté par COLLECTIF (auteur : Claude)





    Les Nuages


    Je carde de mes yeux la laine des nuages
    Echeveaux dispersés dans un ciel vaporeux
    Simples brins de douceur devenant monstrueux;
    Les courants ascendants déforment leur visage

    Le soleil au couchant décline ses ardeurs
    Pigmente de ses cils leurs traines déchirantes
    Suppléant à ma vue tant de couleurs absentes
    Qui voudraient s'immiscer au creux de leur paleur.

    J'ai beau suivre le cours de leur extravagance
    Pourquoi vont-ils si haut pour mieux se dechirer
    Et répandre les larmes qu'ils ont tant su cacher
    Comme pour retenir les chagrins de l'enfance.

    Les herbes des chemins sentent déja l'orage
    Plus un souffle d'air pur je les sens oppréssés
    Voila qu'ils agonisent dans l'immobilité
    Alors qu'ils s'assemblaient pour un nouveau voyage.

    Certains soirs en été,leur spectre se fissure
    Une odeur de lavande monte pour embaumer
    Leur coeur déja brulant qui a du eclater
    Au hasard d'un éclair illuminant l'azur.

    Mon regard les déroute,les délie patiemment
    Cherche dans leur parcours une nouvelle brèche
    Bien que le pluie étanche la soif qui les asssèche
    Ils préfèrent mourir parfois inconsciemment.

    L'arc en ciel apparait,vouté sous sa palette
    Ses crayons de couleur teinte l'émail des fleurs
    Un simple coup de foudre leur laboure le coeur
    Les champs cotérisés sous leurs vitraux dissertent.

    Le vent qui les transperce de son archet puissant
    Se joue pertinemment de leurs frèles ombrelles.
    Moi je les imagine au bout d'une ficelle
    Retenus par mes mains comme des cerfs-volants.

    La nuit nous les reprend,le jour nous les remmène
    Ou vont-ils s'endormir dans leurs habits de rois ?
    Sont-ils restés longtemps au dessus de nos toits ?
    Recouvrent-ils déja d'autres contrées lointaines ?

    Le soleil colore d'un rouge vermillon
    Leurs cheveux blancs mélés a des mèches rebelles
    Les collines bleutées étreignent l'horizon
    Ils vont les épouser et dormir avec elles.

    Parfois se chevauchant comme des canevas
    On dirait un tableau dont ils cherchent l'esquisse ;
    Si ils tombaient sur nous depuis leur précipice
    Je les accueillerai dans un lit d'alpaga.

    Quand je les vois chargés de lourdes grappes mures
    C'est qu'ils vont vendanger notre arrière saison
    Les nuages remplissent leur hotte d'oraisons
    Et s'en vont par le ciel dire la bonne aventure.

    Si inhospitaliers quand leur vue nous tourmente
    Ils ont tant de beauté quand l'artiste les peint
    Les voila sous mes yeux,à portée de ma main
    Je n'ose les toucher tant leur ame est distante.

    Malgré leur arrogance et leur candeur factice
    Ils n'arriment jamais leurs voiles a un port
    Le miroir de la mer me renvoie leur décor :
    Des vagues dentellées ou une barque glisse..........



    Claude
    http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=vertflo



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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
estrella28 le mardi 16 novembre 2010, à 09:14
----magnifique poème, je me suis découverte une autre passion; photographier le ciel au couchant du soleil je suis d'accord avec vous, parfois c'est magique!
amitiés estrella
http://www.mespoemes.net/estrella28

domidom le mardi 16 novembre 2010, à 11:48
Je n'aime pas lire les poèmes longs, et souvent, je ne les lis pas... Aujourd'hui j'ai fait cet effort et je ne le regrette pas. Ce poème est superbe, la description de ces nuages est joliment décrite, merci cher Claude pour ce beau moment de lecture. Amitiés

claude le mardi 16 novembre 2010, à 20:33
merci aprés de tels commentaires je suis sur un "petit nuage" merci aussi à collectif d'avoir gentiment osé " obscurcir" par mon texte le ciel toujours si clair de ce site.Amicalement aux commentateurs et aux personnes qui gèrent si bien ce "serveur" ou chacun trouve à "manger" les mots et les émotions de chacun.Le "service" est parfait!!cela méritait bien d'en faire "un plat"

José le mercredi 17 novembre 2010, à 08:35
Je suis comme Domidon, rebué par les (trop) longs poèmes, je trouve que leur coeur s'épuise au fur et à mesure qu'ils s'allongent. Mise à part cela, il est remarquable!

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