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Seul
J’attend la lumière celle qui traverse les âges,
Au milieu de nulle part je plane sur un nuage,
Je laisse voler aux quatres vents mes pensées,
Et je perce enfin cette nuit ou l’esprit est vidé…
Une jambe plié on croirait Rodin, tête qui penche,
Je suis assis, dans ma main une image blanche,
Un visage apparait et transparait sur mes genoux,
Des cheveux qui tombe sur une nuque, mais c’est flou…
Prisonnier de ce ciel froid, éternellement bleu,
Je cherche la chaleur d’un nouveau feu,
Ma peau devient couleur opale et pâle,
Je suis gelé et laisse pousser des grands râles…
Des larmes tombent du coin de mes yeux clos,
Autour de moi le vide, le néant, je laisse des sanglots,
J’aimerais déployer des ailes pour m’envoler,
Et me poser, en toute insouciance libérer…
Une colombe vient se poser près de moi,
Douce image que mes yeux regardent avec émoi,
Elle caresse mon âme et la douleur s’épanche,
D’un coup d’aile, elle s’envole ouvrant ces ailes blanches…
Sans lune, dans ces nuits les rêves sont dissous,
Pour faire naitre l’espoir que l’ange volera vers nous,
Et redonner vie, donner un envol, voir un sourire,
Sentir une main sur mon épaule et ne plus vouloir mourir…
Marc
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