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Un oiseau qui ne sait plus voler
chante sa tristesse, en perdant ses dernières plumes.
Tout est silencieux près de l'étang ;
l'automne brûle de passion.
Un arbre qui ne sait plus chanter,
habillé d'un manteau pourpre et doré,
meurt à petits feux, feuille après feuille ;
et attend sagement les flocons tachés de sang.
Un poisson qui ne sait plus nager,
vagabond torturé, écume sa peine.
Son coeur déboussolé ne croit plus au printemps ;
l'Amérique est si loin.
Une âme qui n'espère plus rien,
folle et douce, a cueilli un bouquet de colchiques,
et hume la mort par bouffées empoisonnées.
Après une longue marche, Chopin vient la délivrer.
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ND/18.11.2010
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